February 16th, 2010

Aura

Attention amis nantais, la CAM arrive!

Localisation: F-44|20
Nom d'event: Japan Tide

Day 0:

Me voilà parti avec tout mon bardas en direction de Nantes. Départ sur la plateforme du wagon, à écouter les élucubrations d'un jeune militaire en plein assaut sur le front féminin, car il y avait également trois autres gentes damoiselles étudiantes coincées sur la plateforme. Le contrôleur m'ayant indiqué l'existence de places libres, je m'y suis dirigé, vu que les blablas du militaire collectionneur de numéros de portable ne m'intéressaient point. Quoique, cela m'a fait rappeler un instant ces quelques questions existentielles: sommes-nous vraiment, nous les hommes, forcés à devenir des machines à draguer et à râtisser les numéros de portable? Est-ce vraiment le modèle à suivre?

Quoi qu'il en fût, me voici donc à Nantes, à 23 heures, et sans aucun moyen de me payer le tram, vu que ces rogntudjû de guichets de station n'acceptaient pas la CB (alors que d'autres dans le centre ville le font! Ah ah aaaaah!). Direction donc, le taxi, qui pour 18 Euros de course m'a amené direct dans le 1e Classe de Rezé, vers l'endroit même où l'influence bretonne des toits d'ardoise commence à se raréfier au profit des tuiles oranges et des angles d'inclinaison à 20°. Oui je sais, ça peut paraître iconoclaste ce que j'écris ici mais je m'en fous, vu le parcours géographique que j'ai fait, je me considère comme étant à la fois de partout et nulle part. Les régions et leurs "pseudo-combats-géopolitiques" m'importent peu.

Mais passons...

Hôtel 1e Classe de Rezé: pas de couloir intérieur pour accéder aux chambres: elles sont toutes accessibles depuis l'extérieur. Jamais vu ça auparavant pour un 1e Classe, mais je connaissais ce genre de disposition. J'essaie de me connecter avec l'ordi portable... impossible. Le WiFi n'était pas actif dans ma chambre. Me voilà donc réduit à dormir direct jusqu'au matin, du moins, à profiter du moment ou les *$@!%# du coin faisaient une pause dans leur delbord pour dormir.

Day 1:

7h passé: je file à l'entrée, la réceptionniste me retrouve et confirme que les WiFi dans les chambres sont activés après passage à la réception, et seulement au matin si le client est arrivé le soir après fermeture. J'en profite donc pour me mettre à jour, avant de partir pour la convention, sous un froid particulièrement mordant (merci la TAN pour ses bus et trams!). Passage donc en mode full-DDR, avec T-Shirt DDR Bordeaux, pantalon et Bens garanties anti-dérapage. Après avoir passé l'entrée et m'être fait remarquer avec tout mon attirail de sacs et ma caméra (un staff a carrément pensé que j'étais reporter ^_^ Pas tout à fait faux...), voilà... le gros delbord.
Alors que les jeux rétro et le coin réseau fonctionnaient bien, le gros delbord a été au côté des jeux musicaux. Entre deux stands de jeux de baston, il y avait... un pop'n rhythm! NON! Tout mais pas ça! Ce jeu-là est l'essence même de ce que n'est pas pop'n music. Un vrai pop'n doit faire sentir le contact avec les touches, et doit répartir des notes de la mélodie sur les touches à taper. Dans pnR, y'a rien de tout ça. On agite les remotes dans le vide et le fait de valider un pop-kun ajoute juste un bête effet sonore à la Donkey Konga. Non non non, je resterai sur ma position, le pop'n, le vrai, c'est celui qui me fait faire des roulements de batterie sur le bleu et le vert de droite, qui me fait jouer les gammes montantes ou descendantes sur 9 touches et qui me fait taper un triangle à la fin. D'autant plus que, voir Mimi et Nyami modiWiifiées sur la jaquette du jeu, ça me fait de la peine... Elles étaient déjà mimi comme ça (et nyami aussi) en 2D alors pourquoi vouloir les mettre en 3D?
Deuxième truc, le DDR avec une installation douteuse: Dancing Stage SuperNOVA2, exemplaire promotionnel de KONAMI, sans aucune musique débloquée et sans même une carte mémoire pour sauver les éventuels unlocks. Le tout sur une télé cathodique particulièrement capricieuse qui n'arrêtait pas de sauter. Deux fois j'ai été obligé de recommencer "A thing called LOVE" parce que l'écran se foutait HS pendant que je validais mes flèches. Mais le tout a été résolu par un échange de télés, le DDR s'est retrouvé avec, tenez-vous bien, un écran plat qui, curieusement, n'avait pas de décalage notable. La preuve, j'ai fait un redoutable 98,7% de précision dessus!
Un changement bien en règle pour pouvoir faire place au mini-tournoi DDR qui, comme je l'avais bien dit sur le forum de JTN (et quoi que puisse en penser celui qui aurait mieux fait de garder profil bas au lieu de me chambrer), n'était pas officialisé DDR League, les PoWa étant à Indre pour leur event habituel, sachant que tout event DDR League doit obligatoirement se faire via une asso de jeux musicaux reconnue par KONAMI. Officialisé ou pas, je m'en fichais pas mal, j'avais envie de savoir s'il y avait quelqu'un pour faire un bon duel. Eh ben il m'a fallu voir la finale pour revoir DamZ-Powa, un vieux de la veille, qui était venu à JTN pour l'occasion mais qui avait arrêté le DDR il y a deux ans. Il me semble que c'était un très bon joueur à l'époque, vers 2005 quand j'étais encore en train de lutter contre les 9 les plus dures et quand je n'étais pas capable de passer la moindre 10. Eh ben, le niveau de Mr. Damz n'est pas revenu de suite, malheureusement pour lui, car je l'ai battu à plate couture sur "dazzle" de kobo, séléctionné en RANDOM. Et pourtant, il a pu retrouver ses réflexes assez rapidement, il a réussi à avoir un écart de seulement 5% sur la chanson qu'on a faite juste après (SEDUCTION, que je ne maîtrise pas encore). Mais le constat est là: Jäger, LE représentant de DDR Bordeaux à Nantes, #1 incontesté du mini-tournoi par faute de challengers talentueux. J'aurais bien aimé tenter de tenir tête à B4ckwash une fois de plus sur un Perfect Attack bien expédié comme ce fut le cas sur PEACE, au StunFest de 2009. Une autre fois, peut-être?

A ne pas oublier: le show des Tr4ksPPA, fusion entre les Tr4ks et les ParaPara Angels, dont certains membres me connaissaient depuis l'époque des maintenant défunts M-Games. Notamment Ai et spinélie, que je n'ai pas manqué de Coded-Cammer ^_^ Et n'oubliez pas également, le Parapara, c'est: tu tapes, tu tapes, tu tends, tu tends, tu balayes, tu balayes et tu remontes les plateaux!

Il m'a fallu interrompre ma visite de la conv pendant quelque temps, pour aller dans un cybercafé que m'a indiqué le vice-Préz de l'organisation, afin de réimprimer mon droit d'accès au cosplay. Dans ma hâte, je me suis rendu compte que j'avais sorti cette feuille par erreur de mon sac avant de partir... ça m'a permis au moins de voir le centre de Nantes, en plein jour. Y'a quand même dans ce coin une belle église de vingt Dieux, comme on dit.

Et pour le repas? Il fallait aller à l'extérieur, dans lequel se trouvaient 3 snacks mobiles. Le problème, c'est qu'il faisait un froid de Donald, mais heureusement que les fritures et autres fours dégageaient une quantité de chaleur non-négligeable. Un repas servi par une tenancière très accueillante et très "conversante" aussi.

Le soir par contre, vu que le repas m'avait gavé, je me suis contenté de petits gâteaux fourrés et de jus de fruits, achetés au Leclerc à côté de l'hôtel. Pas eu envie de claquer des sous au Flunch, je n'avais pas très faim de toute façon.

Day 2:

Cosplay time! Cette fois me voilà avec toute l'artillerie, à attendre dans le froid impitoyable. J'arrive au stand de DDR: ils ont été obligés de réinitialiser mais cette fois, ils ont pu obtenir une carte mémoire. Bien bien bien, comme ça on pourra sauvegarder nos débloquages... Et du débloquage, y'en a eu: HONEYo->PUNCH, un des gros classiques DDRistes comme on les aime, aussi apprécié que LOVE♥SHINE. Ah, Riyu Kosaka, quand tu nous tiens...

Et devinez qui me croise sur le tapis? JeanTTR lui-même, qui m'a vu en action avec mon T-Shirt de DDR Bordeaux! Ah ben oui, notre Président savait très bien qu'il pouvait me trouver à JTN, et pas n'importe où! N'empêche que le T-shirt m'a également servi à attirer l'attention d'une visiteuse de la convention qui s'avérait être sur Bordeaux, elle aussi, et que je me suis vite empressé de ramener à Jean pour qu'elle puisse enfin (depuis les quelques mois qu'elle cherchait, quand même) apprendre l'existence de notre association. Pour une fois que c'est moi qui ramène du monde ^_^

Passage au cosplay, avec quelques résidants locaux ou Nazairois, d'autres venant de Rennes ou de Yon, d'autres venant de Paris, il me semble même qu'il y en avait une de Dijon si j'en crois la liste... et bien évidemment, je l'ai vu sur le forum et il n'a pas manqué à la convention, bien qu'il n'ait pas voulu monter sur les planches: M@DCOW, spécialiste du cosplay de jeux vidéo à grosse artillerie, qui avait remis son maintenant célèbre Pyro pour le "rentabiliser".
Le cosplay, parlons-en: le défaut que je mentionnerai, les annonceurs qui nous présentent par prénoms. Jamais cela ne s'était fait dans toutes les conventions que j'ai visitées auparavant. Et les pseudonymes et noms de scènes, ça sert à quoi?!
Mais à part ça, y'avait du bon. Une Arme Ultime, le retour de rowen sur les planches dans une "tenue de clip japonais" que je ne saurais malheureusement identifier, une Zelda qui n'était pas montée sur scène, un chevalier de Fly, du FF Dissidia, du One Piece qui a enflammé la salle, une superbe Guildeuse en armure-tapis-de-sol, un Vincent Valentine de dernière minute, un membre de 13 qui a fait Night of Fire... et moi, qui a encore improvisé sur des enchaînements de mouvement de bâton avant de faire le saut assomant ponctué par un "NOTHING PERSONAL!" bien en règle. Un cosplay qui m'a valu quelques prises en photos, et un certain intérêt de la part de la Luffy du groupe One Piece. :)

A l'heure actuelle, j'ignore encore les résultats, étant donné que mon train partait à 19 heures et qu'ils ont été annoncés à 18h30. Il m'a fallu pas mal de temps pour aller du Troc à la Gare, d'ailleurs, vu que le dimanche, les trams ne viennent que toutes les 20 minutes. Mais patience... je les aurai plus tard, ces résultats.

Pour ce qui est des vidéos, il y en aura, ne vous inquiétez pas.

Au final, JTN: un petit événement de bénévoles dans un espace très réduit (même pas le tiers du hall), mais qui reste cependant accueillant, avec des animations de scène en quasi-permanence, et une présence associative largement représentée avec les NNO, les NoXice, les Haruhistes et JapnGo. Une première avec l'espérance du millier de visites largement dépassée. Espérons donc que la prochaine soit dans un espace plus grand... espérons-le.